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Article - Rénovation énergétique avec MaPrimeRénov’ Ampleur : pourquoi de plus en plus de logements passent le cap (et ce que ça change pour vous)

Rénovation énergétique avec MaPrimeRénov’ Ampleur : pourquoi de plus en plus de logements passent le cap (et ce que ça change pour vous)

Auteur : AROBIZ - Créer le 15/09/2026

 

Près de 91 900 logements ont réalisé une rénovation d’ampleur avec une aide de l’Anah en 2024, soit une hausse de 28 % en un an, pour 2,4 milliards d’euros de subventions. Derrière ces chiffres, il y a surtout des propriétaires qui ont profité d’aides importantes pour sortir leur logement du statut de passoire thermique et améliorer leur DPE.

Si vous êtes propriétaire, bailleur ou copropriétaire, cette dynamique vous concerne directement : 46 800 passoires thermiques ont déjà été rénovées ainsi, et le montant moyen des travaux atteint 41 500 euros, avec un taux de prise en charge moyen de 63 % par l’Anah. Voici, sous forme de questions-réponses, ce que cela signifie concrètement pour vous.

MaPrimeRénov’ Ampleur et aides Anah : de quoi parle-t-on exactement ?

Qu’est-ce qu’une « rénovation d’ampleur » pour mon logement ?

Une rénovation d’ampleur, ce n’est pas juste changer une fenêtre ou une chaudière, c’est un ensemble de travaux qui transforment vraiment les performances énergétiques de votre logement. Typiquement, cela vise à améliorer nettement la classe du DPE (Diagnostic de performance énergétique), par exemple faire passer un logement classé F ou G à une classe bien meilleure. Les 91 900 logements aidés en 2024 ont fait ce type de travaux lourds, avec un budget moyen de 41 500 euros.

Qui finance ces travaux et à quelle hauteur ?

Ces rénovations sont soutenues par l’Anah (Agence nationale de l’habitat), via notamment MaPrimeRénov’ Ampleur. En 2024, 2,4 milliards d’euros de subventions ont été versés pour ces chantiers. En moyenne, 63 % du coût des travaux a été pris en charge par l’Anah, le reste étant à la charge des ménages (éventuellement complété par d’autres aides ou prêts). Autrement dit, pour un chantier moyen de 41 500 euros, une grande partie peut être couverte si vous êtes éligible.

Qui profite le plus aujourd’hui de MaPrimeRénov’ Ampleur ?

Est-ce que ces aides concernent surtout les ménages modestes ou les plus aisés ?

Les ménages modestes sont les principaux bénéficiaires. Ils représentent 43 % des rénovations réalisées via MaPrimeRénov’ Ampleur, contre seulement 12 % pour les ménages plus aisés. Si vos revenus sont modestes, vous avez donc statistiquement plus de chances de voir vos travaux fortement financés. Mais même avec des revenus plus élevés, le dispositif reste accessible, avec un niveau d’aide simplement moins important.

Je suis bailleur ou copropriétaire : suis-je concerné ?

Oui. Les copropriétés représentent 42 % des rénovations d’ampleur aidées. Cela signifie que de nombreuses assemblées de copropriétaires ont déjà voté des travaux globaux (isolation, chauffage collectif, etc.) en s’appuyant sur ces aides. En revanche, le dispositif Loc’Avantages (qui encourage la mise en location à loyers abordables) ne représente que 3 % des rénovations aidées, ce qui montre que la majorité des chantiers sont portés par des propriétaires occupants ou des copropriétés, plus que par des dispositifs spécifiques de location.

Passoires thermiques : qu’est-ce que ça change pour mon DPE et ma valeur immobilière ?

Mon logement est une passoire thermique (F ou G au DPE) : qu’est-ce que montrent ces chiffres pour moi ?

Sur les 91 900 rénovations aidées, 46 800 concernaient des passoires thermiques. Cela représente 51 % des logements aidés. Autrement dit, plus d’un logement sur deux rénové avec ces aides était au départ très énergivore. Si votre logement est classé F ou G, vous n’êtes pas un cas isolé : ces aides sont clairement pensées pour ce type de situation.

Avec MaPrimeRénov’ Ampleur, les passoires thermiques sont-elles vraiment la priorité ?

Oui, encore plus au sein de MaPrimeRénov’ Ampleur : 74 % des logements aidés par ce dispositif étaient des passoires thermiques. Cela signifie que ce programme cible en priorité les logements très mal classés au DPE. Si vous êtes dans ce cas, vous avez statistiquement plus de chances d’obtenir une aide importante pour un projet de rénovation globale.

Combien ça peut me coûter (ou me rapporter) concrètement ?

Quel budget dois-je prévoir pour une rénovation d’ampleur ?

En 2024, le montant moyen des travaux pour ces rénovations était de 41 500 euros. C’est une moyenne : certains chantiers coûtent moins cher, d’autres plus, selon la taille du logement, son état et le type de travaux (isolation, chauffage, ventilation, etc.). Ce chiffre donne toutefois un ordre de grandeur si vous envisagez une rénovation globale pour améliorer fortement votre DPE.

Avec un taux de prise en charge moyen de 63 %, quel reste à charge pour moi ?

Le taux moyen de 63 % signifie que, sur 41 500 euros de travaux, environ 26 000 euros sont en moyenne financés par l’Anah, et environ 15 500 euros restent à la charge du ménage. Ce n’est qu’un exemple basé sur la moyenne, mais cela montre qu’une part importante de la facture peut être couverte, surtout si vos revenus sont modestes. Ce reste à charge peut ensuite être complété par un prêt ou d’autres aides éventuelles.

Diagnostic, audit énergétique, copropriété : par où commencer ?

Faut-il un DPE ou un audit énergétique avant de demander ces aides ?

Dans les faits, pour viser une rénovation d’ampleur et des aides importantes, il est indispensable de connaître précisément la performance énergétique actuelle de votre logement. Le DPE (diagnostic de performance énergétique) donne la classe de votre bien (A à G). Pour un projet global, un audit énergétique (étude plus détaillée des travaux à réaliser et de leurs gains) est souvent demandé ou recommandé. Ces documents servent de base pour dimensionner les travaux et justifier le passage d’une passoire thermique à un logement bien mieux classé.

Je suis en copropriété : comment profiter de ces aides pour mon immeuble ?

Comme 42 % des rénovations d’ampleur aidées concernent des copropriétés, il est clairement possible d’en bénéficier à l’échelle de votre immeuble. Concrètement, tout passe par le vote en assemblée générale : il faut inscrire la question de la rénovation énergétique à l’ordre du jour, s’appuyer sur un DPE collectif ou un audit énergétique de l’immeuble, puis étudier les aides mobilisables. Plus la copropriété est énergivore au départ, plus le potentiel d’aides est important, notamment si une grande partie des lots sont des passoires thermiques.

Conclusion : pourquoi ces chiffres doivent vous faire réagir dès maintenant

Les 91 900 rénovations d’ampleur aidées en 2024, dont 46 800 passoires thermiques, montrent que de plus en plus de propriétaires passent à l’action, avec un soutien financier moyen de 63 % du coût des travaux. Si votre logement est mal classé au DPE ou si vous êtes en copropriété dans un immeuble énergivore, vous avez tout intérêt à vous informer sur les aides disponibles, à faire réaliser un DPE ou un audit énergétique et à envisager une rénovation globale. Plus vous anticipez, plus vous avez de chances de bénéficier de montants d’aides significatifs et de valoriser durablement votre bien.